| Mille cinq cents ans d’histoire... |
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d’après:
«La bonne Sainte-Céronne
et son culte »
par l’abbé H.André,
chanoine Honoraire de Séez. 1900.
« Sainte-Céronne
de Corneilhan » vierge au Vème siècle
par Henri Barthès.
« La
vie des Saints du diocèse de Seez »
par l’abbé
Blin.
« Bulletin de
la société percheronne d’histoire et
d’archéologie»,
chez Eugène Levayer,
1912.
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Mont-Cacune
A l’emplacement-même
du bourg de Sainte-Céronne-les-Mortagne, quatre
ou cinq siècles avant l’arrivée de la bonne
sainte, existait déjà la ville de Mont-Cacune,
appelée à l’époque « Mons
Cacuna » .
D’après les
chroniqueurs du Perche, cette ville avait été fondée
par les gaulois ; mais les romains l’occupèrent
ensuite jusqu’à environ l’an 270 de notre
ère. Ils y apportèrent leur civilisation dont on
retrouve encore des vestiges: briques,
tuiles, poteries pièces de monnaie diverses à l’effigie
de plusieurs empereurs.
Peu après 270,
Mont-Cacune fut semble-t-il détruite par les saxons.
C’est sur les ruines de cette ville que Céronne
choisit, deux siècles plus tard de s’arrêter
et de fonder une communauté de vierges, premier monastère
chrétien de nos contrées.
La Vie de Sainte Céronne
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Céronne
naquit à Corneilhan, près de Béziers,
en Narbonnaise, au début du Vème siècle,
de parents fortunés, Olympius et Sarrabia.
Son père, gouverneur romain de la ville, ainsi que
sa mère demeuraient attachés au culte des
idoles. Seul son frère, Sophronius (ou Suffranius
ou Vulfrain) et elle-même désiraient
se convertir.
Tous deux décidèrent
donc de s’exiler et partirent vers Bordeaux
où l’évêque Amand les
instruisit et leur donna le Baptême. Ayant
pris, l’un l’habit sacerdotal et l’autre
le voile des vierges chrétiennes, ils se séparèrent
alors, Sophronius partant pour Rome et
Céronne pour le nord-ouest de la Gaule.
Empruntant les antiques
voies romaines elle parvint jusque dans le Perche, limitrophe
de l’ancienne Neustrie (aujourd’hui la Normandie).
C’est à
six kilomètres environ de Mortagne,
entre le Mont-Cacune et le Mont
Romigny,
au bord de l’ Hoësne, que Céronne
choisit de s’arrêter. Elle fonda une communauté,
bâtit une petite chapelle
dédiée à Saint-Marcel
qu’elle vénérait, et fit également
construire un petit oratoire non loin de sa
modeste demeure.
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Elle puisait l’eau
nécessaire à sa subsistance à deux sources
qui existent toujours de nos jours ; L’une en
face du hameau de Saint-Marcel, que l’on nomme
aujourd’hui la Fontaine
de la Bonne Sainte-Céronne, et l’autre
en contrebas de la colline, nommée
Fontaine de l’Orion.
Elle vécut saintement
jusqu’à un âge très avancé et
mourut en l’an 490. Sa renommée se répandit
dans tous les environs, attirant de nombreux visiteurs.
La tradition lui prête
de nombreux miracles. Peu de temps après sa mort son corps
fut déposé dans l’oratoire qu’elle avait
fait construire sur le mont Romigny afin de sanctifier
un lieu qui était la nécropole païenne de la
ville.
Vers la fin du Xème
siècle, l’évêque de Séez,
Adelin,
biographe de la sainte, éleva sur son tombeau un édifice
plus spacieux, centre d’une paroisse honorée de privilèges
particuliers pour être la plus ancienne du pays. Cette église,
dédiée à Sainte-Céronne
fut reconstruite au début du XIIème siècle.
Profanations du tombeau au cours des siècles
La première profanation
du tombeau de la Sainte est due aux Normands.
En 876, les Normands réussirent
à dérober les reliques de Sainte-Céronne,
qui commencèrent un long périple jusqu’au
Mont Saint-Michel. Elles reviendront plus tard sur leur
lieu d’origine.
Une autre profanation eut
lieu pendant la Guerre de Cent Ans. Les anglais emportèrent
les ossements, ne laissant aux habitants consternés qu’un
des os du bras, le radius, au prix d’une somme exorbitante.
Malgré une tentative
rapportée par Bar des Boulais, les reliques ne
souffrirent pas des guerres de religion.
Au moment de la Révolution,
les républicains voulurent effacer même le nom des
saints et tout ce qui rappelait d’une manière ou
d’une autre la religion. La commune de Sainte-Céronne
reprit le nom de Mont-Cacune. La paroisse était
administrée par un prêtre constitutionnel qui cumulait
ces fonctions avec celles de maire.
Le frère de l’ex- sacristain ayant dérobé
la clef de l’église, dévasta tout ce
qui lui tombait sous la main et déroba les reliquaires ;
mais, probablement trop chargé, il oublia fort heureusement
celui qui contenait le bras de la sainte. Une femme de la paroisse,
Françoise Girard, venue constater les dégâts,
trouva la relique et l’emporta chez elle pour la mettre
en lieu sur. (A la même époque, lors de la vente
des biens du clergé, une autre paroissienne, Gratienne
Esnault, acheta l’église pour la préserver
de la démolition.)
Après la tourmente révolutionnaire, le précieux
reliquaire
fut restitué à la paroisse.
En 1832, le 19 Octobre, Monseigneur Saussol, évêque
de Séez, fit ouvrir la châsse pour examiner
les reliques. A cette occasion on préleva quelques fragments
qui furent remis à des églises du voisinage. L’un
d’eux fut même envoyé en 1863, au séminaire
Saint-Charles , à Baltimore (Etats-Unis).
Pélerinages et dévotion
Le culte de Sainte-Céronne demeura totalement
inconnu à Corneilhan et en Languedoc jusqu’au
moment où Mgr de Cabrières le rétablit
ou l’instaura, en 1896. Il inscrivit sa fête au calendrier
liturgique à la date du 15 Novembre.
La paroisse de Corneilhan désirant
obtenir une relique de la sainte, une délégation
se rendit en 1898 à Sainte-Céronne-les-Mortagne
où, au cours d’une imposante cérémonie
présidée par Dom Etienne Salasc, abbé
de la Grande Trappe, on lui remit un fragment de l’os
du bras de Sainte Céronne. C’était
le 13 Juin 1898.
Voir
la liste des personnes de Corneilhan venues à
Sainte-Céronne en juin 1898
Le 15 Novembre de la même année, Ce fut au tour des
paroissiens du Perche de se rendre à Corneilhan,
accompagnés du Révérendissime Dom Etienne,
des curés de Sainte-Céronne, de Bazoches
et de Saint-Hilaire-le-Châtel. Mgr de Cabrières
lui-même présida aux fastueuses cérémonies
où il prit la parole lors de chaque office.
Depuis cette date, les deux paroisses sont considérées
comme sœurs et maintiennent les contacts par des échanges,
voyages et pèlerinages.
En 1975, la commune de
Corneilhan invita notre Commune à une commémoration.
Une délégation de Ste Céronne se
rendit à Corneilhan, le 9 juillet 1975.
Voir
la liste des personnes de la délégation de Ste Céronne
A cette occasion, la Municipalité
de Corneilhan a offert à la Municipalité
de Ste Céronne, un blason,
symbole de jumelage entre les deux communes.
En 1990, fut célébré
avec faste le 1500 ème anniversaire de la mort de Sainte-Céronne,
en présence de Mgr Yves-Marie Dubigeon.
Les différents prêtres qui se sont succédés
depuis 1520
Consulter
la liste des prêtres qui se sont succédés à l'église
Sainte Céronne.
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